Des progrès mais…des limites

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Ces progrès démocratiques sont indéniables, visibles, ils étaient indispensables. Mais ils sont loin d’être à la hauteur d’une nécessaire participation plus large de l’ensemble de la population dans une ville moderne.

Les Observatoires de la démocratie locale, qui ont analysé l’expérience des conseils de quartier du 20e dans la précédente mandature, puis l’ensemble des dispositifs mis en place à Paris à partir de 2001, ont mis en avant clairement ces limites.

Les réunions des conseils de quartier sont publiques, tout un chacun peut y participer, y prendre la parole. Et pourtant, le profil socio professionnel et l’âge des participants ne sont pas représentatifs de la population de ces quartiers. Spontanément, les couches sociales moyennes, militants associatifs, fonctionnaires, enseignants, retraités, sont nettement surreprésentés. Les jeunes sont quasi absents, de même que les ouvriers et employés à revenus modestes, les chômeurs, sauf parfois de façon très ponctuelle, lors d’un événement dans un quartier. Et ce malgré les appels à participation par tracts ou affichettes. Se constitue une catégorie de personnes intervenant fortement dans la vie municipale, en dialogue avec les élus, une sorte de deuxième cercle, excluant encore davantage les autres catégories.

Pour associer d’autres catégories, tout en ne freinant pas l’initiative de celles qui participent déjà, nous proposons de multiplier et diversifier les lieux et les modes de participation, au plus près des habitants qui en sont de fait exclus.

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