On débat des déplacements à Paris et c’est tant mieux

Publié le

Le sujet de polémique sur la politique parisienne avec un grand P depuis 2001. Combien de milliers de pages ont été noircieCIMG1027.JPGs sur ce thème depuis lors ? Nul ne le sait. Ce qui est sûr, c’est que ce débat a passionné des centaines de milliers de parisiens, et ce bien au-delà des observateurs attentifs de la politique municipale.

La nouvelle municipalité parisienne élue en 2001 a fait des choix clairs, en faveur des transports en commun, en particulier de surface, car elle en avait les moyens, et en faveur des piétons. Ces choix se sont concrétisés en particulier par la mise en place de plusieurs dizaines de kilomètres de couloirs réservés aux bus, qui ont fait l’objet de polémiques lourdes. 

 

Etant donné la situation d’urgence écologique imposée par le réchauffement climatique et la crise énergétique, il n’y a pas d’alternative : il faut des changements radicaux dans nos modes de déplacements, une mutation profonde.

 

Je partage complètement l’orientation générale de cette politique, même si on peut discuter telle ou telle mise en œuvre concrète, comme toujours. Je partage cette orientation tant pour des raisons de qualité de vie, que de lutte contre la pollution, et d’amélioration des conditions de transports.

Mais cette politique municipale méritait-elle tant d’honneur et tant d’indignité ? A-t-elle été si révolutionnaire que certains le prétendent ?

Cette question n’est pas anodine. Aujourd’hui on nous parle de pause à opérer sur la politique parisienne des déplacements. L’essentiel du débat serait concentré sur l’opportunité ou pas de continuer la mise en œuvre de la politique parisienne en faveur des bus, et concomitamment de la réduction de la circulation automobile.

Cette politique en faveur des bus est importante et doit être poursuivie, mais son impact doit être évalué au niveau qu’elle mérite, pas plus pas moins, et son évaluation permettre de la poursuivre dans les meilleures conditions.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article