Pour une ville qui bouge, la priorité aux transports publics pour tous

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Le développement des transports publics est une priorité, du fait des enjeux économiques, sociaux, énergétiques, envirCIMG1652.JPGonnementaux, ….. Mais une priorité qui doit s’inscrire dans une conception ouverte de la ville. Une ville qui vit, une ville qui bouge. Une ville qui vit, une ville passante : un meilleur accès de tous à la mobilité, c’est plus de rapports entre les gens, un meilleur accès à la culture, soit des éléments essentiels dans une ville moderne.

Il faut une réduction des flux automobiles. Il faut des arbitrages différents entre transports en commun de surface et automobile, c’est évident, mais ce débat n’est à mon sens pas le plus essentiel.

Il faut aussi et surtout des transports publics très performants permettant d’assurer des déplacements rapides dans de bonnes conditions, pour assurer le fonctionnement de la métropole qu’est la région parisienne, une métropole ouverte. 

  

De ce point de vue, les transports de surface auront à l’avenir leur rôle à jouer, mais il restera un rôle mineur par rapport au réseau ferré, au métro, au RER, qui assure l’essentiel des déplacements. Ce réseau lourd est saturé, et cette saturation menace l’avenir même de notre métropole.

 

Il y a urgence. Nous arrivons à un point de rupture, du fait de l’insuffisance chronique d’investissements publics. Une insuffisance qui est la conséquence à la fois de choix économiques libéraux et de l’imprévoyance des décideurs à tous niveaux depuis plusieurs décennies.

Il y a urgence aussi à assurer également le droit à la mobilité pour tous. Une métropole ouverte doit permettre à chacun de se déplacer, doit casser toutes les logiques de ghettoïsation. Les avancées dans ce domaine peuvent être rapides, car relevant pour partie du domaine tarifaire.

C’est le cas pour l’accès des millions de personnes à bas revenus en Ile-de-France, centaines des milliers à Paris, pour lesquels le prix des transports est un frein majeur. Les choses ont progressé dans ce domaine : suite aux propositions de la liste de la Gauche populaire et citoyenne aux élections régionales, des mesures tarifaires ont été mises en œuvre pour 1 million de personnes en Ile-de-France, pour 200 000 personnes à Paris (la gratuité pour tous les RMIstes et leur famille, et 75% de réduction sur la carte orange pour les bénéficiaires de la Couverture Médicale Universelle, de l’Allocation Spécifique de Solidarité et de l’Allocation pour Parent Isolé). Un premier pas a été fait pour le droit à la mobilité pour tous, d’autres doivent encore être franchis, nous le verrons. Des progrès ont également été réalisés pour l’accès des personnes à mobilité réduite, il faut continuer.

 

Si le débat sur le droit à la mobilité a progressé ces derniers mois, et si l’action politique a permis de marquer des points forts dans ce domaine, ce n’est pas le cas pour les investissements publics.
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