III -3. LA SATURATION DU RESEAU LOURD: URGENCE ABSOLUE

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Toujours plus de monde dans le métro, et cela va continuer

Il y a de plus en plus de monde dans le métro : cette observation rituelle est juste.

Les chiffres l’atParis-Plage-001.jpgtestent : après une période de stabilité de dix ans (les années 90) à 1,2 milliard de trajets par an effectués en métro, leur nombre augmente de façon régulière.

3% par an depuis 4 ans, cela fait en cumulé près de 15% de plus, soit 1,4 milliard de voyages en 2006.

15% sur un réseau déjà bien chargé, cela fait qu’on en arrive à des niveaux insupportables sur certaines lignes. L’exemple le plus connu est le nord de la ligne 13, où la configuration en fourche fait que les rames sont bondées sur chacune des deux branches, avec des taux d’occupation de 125% à certaines heures, relativement à la norme de la RATP de 4 voyageurs au m².

 

On parle moins dans le débat public du RER A. Et pourtant. La colonne vertébrale du système de transport d’Ile-de-France, de Paris connaît une fréquentation record. Près de 290 millions de voyageurs en 2006, un record historique. Alors que l’intervalle entre les rames est tombé au minimum, que leur capacité est très importante (2 000 voyageurs par rame toutes les deux minutes), la fréquentation a dépassé 1 million de personnes par jour pendant plus de 100 journées de l’année 2006, au lieu de quelques jours par an les années précédentes. La pression est maximum. 

Et ce n’est qu’un début, car on sait maintenant que cette progression de 3% par an est une tendance de fond. Il est plus que probable qu’un peu après 2015 on arrivera à près de 2 milliards de voyages par an dans le métro parisien, encore 30% de voyageurs supplémentaires.

 

Le PDG de la RATP l’a résumé ces derniers mois en prédisant à cette échéance que la moitié des lignes de la RATP seraient dans la situation de la ligne 13 si les investissements nécessaires ne sont pas réalisés. Il a raison. Il y a urgence, il faut le dire et en tirer très vite les conséquences.

Les conséquences, cela veut dire beaucoup d’investissements publics à lancer vite, et même très vite.

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