Il faudra continuer à protéger, mais en réfléchissant plus en amont à l’insertion urbaine

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Mais ce redémarrage des transports de surface ne continuera qu’avec la poursuite du programme de protection des itinéraires.

Dans un contexte où on aménage et aménagera toujours plus de lignes de métro rapides et performantes (telles la ligne 14), où on améliore l’espace pour les piétons, où on met en place un système performant de location de vélos en libre-service, il n’y a pas d’avenir pour le transport de surface sans service performant, et la mise en place de sites protégés pour les bus et de tramways là où c’est nécessaire est inéluctable à terme.

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Est-il indispensable de continuer à réaliser des sites propres à un rythme très rapide dans un futur proche ? Au vu des polémiques que cela engendre, je privilégierais la continuité, mais sur les sites où l’efficacité est la plus avérée, soit les grands axes à fort trafic. Et surtout sur les sites où les sites propres s’insèrent dans un projet global d’amélioration de l’espace public.

Le prolongement à l’est et au nord du tramway apparaît comme une priorité assez évidente, pour mêler transport public et amélioration de l’espace public.

Pour les sites propres de bus, nous ne pouvons faire l’économie d’une réflexion d’une analyse globale sur le réseau de bus parisien. Il faudra de nouveaux couloirs de bus, mais sans doute optimisés, avec une vision pas seulement sur l’ensemble d’une ligne, mais sur l’ensemble des lignes desservant des zones géographiques.

 

Le Plan de Déplacements de Paris a défini un cadre d’orientations générales. Il nous faut maintenant un grand moment de concertation spécifique, qui s’appuie sur une analyse du fonctionnement de toutes les lignes de bus à Paris, et qui définisse des programmes d’amélioration cohérents pour toutes ces lignes, en s’appuyant sur des aménagements structurants. Sans faire l’économie de la restructuration du réseau, car trop de lignes s’égarent encore dans des réseaux de rues trop étroites, à des niveaux de vitesse à peine supérieure à la marche à pied.

 

Il ne faudra pas s’interdire des solutions innovantes. Des sites entièrement protégés de type grandes artères réservées aux bus, aux piétons et aux vélos sont à étudier en priorité, comme par exemple sur la rue de Rivoli, le boulevard Saint-Germain ou les quais rive gauche. Il faut un réseau de bus protégés, mais dans un espace urbain complètement repensé.

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